17 November, 2019

Anne Mernier témoigne de sa participation au séminaire du Guatemala

Du 19 au 25 octobre dernier, WSM et les représentants de nos organisations partenaires d’Amérique Latine et Caraïbes étaient présents au Guatemala pour un séminaire annuel stratégique de rencontre continentale. Il s’agissait d’une semaine d’échanges d’expériences et de renforcement mutuel, principalement autour du thème de l’économie sociale et solidaire.

Tous les participants issus de Bolivie, du Pérou, de la République Dominicaine, d’Haïti, du Guatemala et de Belgique ont pu découvrir les projets commerciaux solidaires mis en place par notre partenaire : « Movimiento de Trabajadores de Campo (MTC) », situés à Quetzaltenango, dans la Province de San Marcos. Axée sur l'agriculture, le textile et l'artisanat, cette économie sociale, qui met l'humain et non le profit au centre de ses préoccupations, est un véritable levier pour sortir les populations de la précarité et promouvoir le travail décent !

En représentation de notre organisation belge AID (Actions Intégrées de Développement), un réseau de projets d’insertions socio-professionnelles, participait, Anne Mernier, directrice des projets HABILUX et LA TREVE (Luxembourg). Durant ce séjour, Anne a pu faire profiter les partenaires de ses expériences vécues dans le secteur, tout en apprenant de celles des partenaires latino-américains ! Un véritable win-win où chacun et chacune repart avec de nouvelles idées, conseils, etc. 

Voici le témoignage au retour d’Anne Mernier sur ce séminaire WSM au Guatemala :

« Invitée au nom des AID (Actions Intégrées de Développement, organisées par le MOC), je représentais les Centres d’Insertions Socio-Professionnelles afin d’évoquer la situation de l’économie sociale en Wallonie-Bruxelles pour le volet formation.

Le séjour m’a permis de rencontrer les représentants de projets d’Amérique Centrale et du Sud organisés en un ‘réseau continental’. Tel que je l’ai observé, le réseau est constitué de partenaires fortement engagés dans le processus d’amélioration des conditions de travail, de protection sociale, de développement et de fonctionnement dans leur pays respectif. Au fil des échanges, j’ai pu comprendre la nécessité qu’avait ce réseau de pouvoir se structurer et se solidifier pour peser plus lourd, non seulement à l’échelle de leur pays, mais également à l’échelle de leur continent (les uns ayant un impact sur les autres et réciproquement).

Durant la semaine, j’ai eu l’occasion de découvrir des projets d’économie sociale et solidaire, implantés dans la capitale guatémaltèque. J’ai pu apprécier que certains de ces projets étaient proches des concepts, présents chez nous, de la formation et l’insertion par le travail. Les différences principales se situent autour de la commercialisation des produits fabriqués dans le cadre de la formation par le travail et des subventions. Alors qu’en Belgique nous recevons des subventions de l’état pour ces formations, l’aide de l’état guatémaltèque est, elle, inexistante et la commercialisation des produits très faible, comparée à chez nous. Ces projets ne fonctionnent donc que par l’appui, direct ou indirect, de WSM et d’autres organisations partenaires. Evidemment, la situation belge est beaucoup plus structurée. Le soutien de l’état est important, mais le revers de cela est que ce soutien nous positionne en acteurs dont les marges de manœuvre sont limitées, car conditionnées par les divers positionnements politiques du pays.

J’ajouterais que j’ai été particulièrement touchée par le projet du Mojoca (Mouvement des jeunes de la rue) situé dans la capitale, qui cherche à aider les jeunes, souvent drogués et précarisés, en leur proposant un autre univers via différentes formations, des ateliers, par un repas, par de solutions de logement, par du suivi psychologique et médical mais également par un système représentatif où les jeunes eux-mêmes sont présents dans les organes de décision. Et, comme l’a dit Gérard Lutte, le fondateur du projet Mojoca, ces jeunes ont quelque chose de plus que les autres…, et ils ont quelque chose de fort à nous apporter… », Anne Mernier.

 


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