2 marzo 2026

À Lima, sensibiliser aux droits des travailleurs·euses domestiques… après la tombée de la nuit

En 2024, notre organisation partenaire IPROFOTH a mené cinq ateliers de sensibilisation dans des collèges nocturnes à Lima, au Pérou. Au total, 228 participantes et participants ont pris part à ces sessions consacrées aux droits du travail domestique mais aussi à l’égalité de genre et à la lutte contre les violences faites aux femmes.

Aller à la rencontre des travailleurs·euses domestiques là où elles se trouvent

Les collèges nocturnes occupent une place particulière dans le système éducatif péruvien. Les cours s’y déroulent en soirée, généralement entre 18h et 22h, et accueillent un public très diversifié : des adultes souhaitant terminer leurs études secondaires, des jeunes qui travaillent durant la journée, mais aussi de nombreuses personnes issues de milieux précaires, souvent peu scolarisées.

Parmi elles se trouvent des travailleurs·euses domestiques, parfois très jeunes, souvent invisibles et peu informées de leurs droits. Au début des ateliers, il est rare que quelqu’un ose dire qu’il·elle exerce ce métier. Pourtant, après la séance, certains·es participants·es s’approchent discrètement des équipes d’IPROFOTH pour laisser un numéro de téléphone ou demander un accompagnement. Un premier pas essentiel vers la reconnaissance de leurs droits.

(c) Didier Petre

Comprendre que les droits ne sont pas une faveur

Les ateliers abordent de manière concrète ce qu’est le travail domestique et les protections prévues par la loi péruvienne 31047, qui encadre ce secteur.

Les animateurs·rices expliquent notamment :

Un message revient régulièrement : le respect des droits du travail n’est pas une faveur accordée par l’employeur, mais une obligation légale.

Pour rendre ces informations accessibles, des prospectus en langage simple sont distribués aux participantes et participants, afin qu’ils puissent conserver une référence claire après la formation.

Des ateliers participatifs et vivants

Chaque séance débute par une animation — parfois en musique ou en chant — afin de créer un climat de confiance. Une vidéo pédagogique introduit ensuite les notions clés liées au travail domestique et aux droits sociaux.

Les échanges sont participatifs et encouragent le dialogue, souvent avec l’appui d’une avocate spécialisée. Les discussions dépassent rapidement la seule question du travail pour aborder aussi la violence basée sur le genre, l’égalité entre femmes et hommes, la dignité au travail.

L’ambiance reflète la réalité de ces écoles du soir : des jeunes d’environ 15 ans, fatigués après une journée de travail, parfois dissipés ou assoupis. Mais malgré la fatigue, les messages passent — et suscitent des prises de conscience.

Rendre visibles les travailleurs·euses domestiques

Ces ateliers montrent l’importance d’aller vers les publics les plus difficiles à atteindre. En investissant les collèges nocturnes, IPROFOTH crée un espace sûr où les travailleurs·euses domestiques peuvent s’informer, poser des questions et, progressivement, sortir de l’invisibilité.

À travers ce travail de sensibilisation, WSM et ses partenaires contribuent à renforcer la reconnaissance sociale et les droits d’un secteur encore largement marqué par la précarité et les inégalités de genre.

Photo © Didier Petre

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